Jardinier entreprise de jardins brabant wallon jardinier lasne rixensart la hulpe genval création jardins ottignies ohain waterloo entretien entrepreneur réalisation architecte

 Connaître et préparer votre sol


Connaître votre sol :

Quel que soit le type de culture, le sol est déterminant dans la réussite de la plantation. Cela vous semble une évidence ? Pourtant la composition du sol est souvent négligée lors de l’engazonnement, de la plantation d’arbres, d’arbustes ou de fleurs.

Le sol est un milieu complexe : il est primordial de bien en connaître les caractéristiques avant d’entreprendre un aménagement car la composition, physique et chimique, aura une incidence sur les soins à apporter à la culture.

En Belgique, on rencontre différents types de sols.
Le sol idéal comprend 65% de sable, 20% d’argile, 10% de calcaire et 5% d’humus ; il convient à presque toutes les cultures.
Le sol peut aussi être :
- sableux : il est facile à travailler mais a une faible rétention d’eau, il est souvent acide.
- argileux : il retient très bien l’eau, mais est pauvre en humus. Un apport en matière organique est conseillé ; ce type de sol fixe très bien les engrais.
- calcaire : ce sol contient beaucoup de chaux : il a donc tendance à être alcalin. Il sera amélioré par un apport de matière organique acide.
- organique (ou humifère) : sol en général fertile, il retient bien l’eau.

La composition physique du sol va influencer ses réactions chimiques. Un sol peut être neutre, alcalin (ou basique) ou acide. Il est intéressant d’avoir un sol presque neutre, dont le pH est de 6,5 car il convient à presque toutes les cultures. Certaines plantes vont toutefois apprécier un sol acide, d’autres un sol alcalin.
Les sols calcaires ont tendance à être alcalins, les sols organiques et sableux sont généralement acides. Si l’acidité est trop élevée, un chaulage peut facilement l’abaisser. Il est plus difficile de corriger l’alcalinité : on y parvient en incorporant beaucoup de mousse de sphaigne (naturellement acide), mais il faut répéter l’opération tous les ans.

Il est possible de tirer soi-même  des conclusions sur la composition du sol en observant une motte de terre. Il est important de creuser assez profondément pour que l’échantillon soit significatif. La couleur est un premier indice : un sol blanchâtre est riche en argile, un sol brun foncé est riche en humus. La texture nous renseigne également sur le sol. Si l’on malaxe une motte de terre et que celle ci s’effrite facilement, le sol est sableux. Si la motte de terre est très compacte, on a affaire à un sol argileux. Enfin, si la motte s’agglomère bien mais se brise en tombant par terre, on a toutes les chances d’avoir un sol proche de la composition idéale.

Les plantes qui poussent spontanément sont aussi un bon indice de la composition du sol. Les plantes vivaces sont plus révélatrices des conditions du sol que les annuelles car leur présence ne peut être due au hasard. Même les mauvaises herbes sont utiles ! La présence d’amarante à racine rouge  ou de prèle des champs est symptôme d’acidité du sol alors que le laiteron des champs indique un sol calcaire.

Si l’on désire connaître plus précisément la composition de son sol, les Jardins de Beaumont peuvent faire analyser des échantillons dans un laboratoire pour en avoir l’analyse complète. Nous devons alors faire des  prélèvements à différents endroits pour obtenir un échantillon bien représentatif de la terre.
Il est également important d’être attentif aux conditions environnementales : la couleur de la terre change avec sa teneur en eau, une période de sécheresse a tendance à acidifier les sols…

Préparer votre sol :

Même si la préparation du sol est une tâche fastidieuse, il est important de ne pas la négliger car c’est un  élément majeur pour réussir n’importe quelle culture. Il faut bien travailler la terre pour que les racines puissent bien respirer et s’installer rapidement et profondément. Les plantes pourront donc puiser facilement l’eau et tous les éléments nutritifs nécessaires à leur croissance. C’est aussi l’occasion d’ajouter des amendements et des engrais si le sol ne présente pas une bonne structure ou une bonne composition. La préparation doit être particulièrement soignée  si le terrain est utilisé pour un nouveau type de culture (remplacer une partie de pelouse en plate-bande de fleurs, installer ou agrandir un potager…)Une bonne préparation permet ainsi le développement optimal des végétaux : une culture présentant une croissance vigoureuse sera beaucoup plus compétitive par rapport aux mauvaises herbes et plus aptes à se défendre contre différents ravageurs.

Nos hivers sont longs ! Nous avons toujours hâte de nous consacrer à notre jardin pour profiter des premières journées du printemps. Il faut toutefois être patient ! Si l’on prépare le sol trop tôt, alors qu’il est encore gorgé d’eau, on risque d’endommager sa structure. Pour savoir si vous pouvez commencer la préparation du sol, prenez une motte de terre et serrez-la. Si elle s’effrite, la terre est prête ; si la motte reste compacte, il vous faudra attendre encore quelques jours.

La première  étape de la préparation est le bêchage. On retourne la terre à l’aide d’une bêche ou d’une fourche sur trente ou quarante centimètres de profondeur ; si la terre est très dure, on peut s’aider d’une pioche. En cassant la croûte superficielle du sol, on augmente sa porosité : l’eau et l’air vont mieux y pénétrer. On profite de ce travail de la terre pour en retirer les cailloux et les racines des mauvaises herbes. C’est aussi à ce moment que l’on incorpore les amendements et les engrais. Pour une grande surface ou pour un potager il est presque nécessaire d’utiliser des machines.

Lorsque le sol est bien labouré, on peut alors commencer le griffage : à l’aide d’une griffe, on s’efforce de bien casser toutes les mottes pour rendre la terre encore plus meuble. Pour être efficace, on griffe deux fois : une fois dans le sens de la largeur, une fois dans le sens de la longueur.

Enfin, la dernière étape est le ratissage. Il permet de débarrasser la terre des derniers cailloux et des mottes qui n’ont pas été brisées lors du bêchage et du griffage. Il faut bien tenir son râteau (les dents presque parallèles à la surface) pour ne pas faire de trous dans le sol.

Conseils pour profiter de la préparation du sol pour améliorer sa composition.
- du sable d’horticulture aérera un sol trop compact.
- du fumier, du terreau, de la tourbe corrigeront un sol trop perméable.
- du gypse, du sulfate de calcium enrichiront un sol en calcium sans en modifier le pH.
- de la chaux permettra de corriger le pH.

La terre a tendance naturellement à s’appauvrir par lessivage et par absorption des plantes. Il est donc toujours recommandé de profiter de la préparation du sol pour l’enrichir avec de la matière organique. Il est aussi possible d’ajouter un fertilisant à action lente (en suivant soigneusement les recommandations).